L'ennemi de ton biz est l'ami de ton marketing.


C’est le printemps, je renais et Loud & Bold aussi. Merci d’être encore là après cette courte pause dans l’envoi de la newsletter. 👋

Si tu veux en savoir plus sur la raison de cette pause, c'est à la fin de ce mail.

Si tu es là pour l'étude de cas sur La Vie et sa réponse intelligente face aux lobbys de la viande... Eh bien, je ne te fais pas attendre plus longtemps, let's dive right in !

Un ennemi commun pour défendre une cause juste et fédératrice

Ça ne vous a pas échappé, le début d'année a été marqué par la colère des agriculteur·ices.

Au coeur de cette gronde : une rémunération honteuse (deux tiers vivent sous le seuil de pauvreté) et une considération au ras des pâquerettes. Alors, notre gouvernement a voulu frapper un grand coup pour les aider.

Il a légiféré : les substituts végétaux n'auront plus le droit d'être appelés "jambons", "lardons" et autres "steacks". Stop à la tromperie sur la marchandise !!!

Wow ! Quelle action incroyable de la part de l'État. Je suis certaine que ça va régler le problème des agriculteur·ices. 🤡

Non, bien sûr que non. D'ailleurs, je parie que vous aussi vous trouvez ça ridicule.

Et, c'est bien là-dessus que capitalise la marque La Vie, un des leaders français de production de substituts végétaux.

Dans sa page manifeste, La Vie ne défend pas sa marque.

Parce que la leçon n°1 en marketing, c'est que ta communication ne te concerne pas toi, mais ta cible.

Alors, La Vie s'érige en protectrice de nos droits de consommateurs et de notre intelligence face aux lobbys qui nous prennent pour des jambons et s'intéressent plus à leurs dividendes qu'à l'état de la planète.

La marque prend bien soin de viser les gros poissons : "viande industrielle", "élevage intensif" ; pour éviter de taper sur les petits-éleveurs-qui-traitent-bien-leurs-animaux.

Les vegans affirmés vous diront qu'élevage industriel ou petit élevage, c'est la même chose.

MAIS.

La cible de La Vie, c'est les flexitariens, ceux qui veulent réduire un peu leur consommation de viande, ceux qui veulent aller vers une alimentation plus végétale mais qui ont du mal à se passer des textures et des goûts auxquels ils sont habitués.

Ce sont des gens qui pensent qu'on peut faire de la "bonne viande" dans des conditions dignes pour les animaux. Ça a un nom d'ailleurs : le welfarisme.

En 3 phrases, le décor est posé et l'ennemi identifié : "hey, on va quand même pas laisser les lobbies carnistes interdire un changement sain pour l'ensemble de l'humanité et la planète ?!"

T'es un peu obligé·e d'être d'accord, Reader, non ?

Confondre l'ennemi grâce à l'humour

L'alimentation, c'est un sujet personnel et délicat.

Quand on devient végétarien ou végétalien, on a le droit à tous types de discussions :

  • "Mais, où tu trouves tes protéines ?"
  • "Je sais pas comment tu fais, je pourrais pas me passer de mon escalope de dinde."
  • "Ah c'est cool. Moi, j'en mange très peu, 2 à 3 fois par semaine, et uniquement de bonne qualité. Je l'achète à un éleveur que je connais."
  • "J'ai déjà essayé le tofu, ça a pas de goût, c'est pas bon."

Disons les termes : ça fatigue. En fonction de l'humeur, on répond soit avec pédagogie, soit avec humour, soit on rentre dans le débat.

La Vie le sait et la marque a opté pour 2 solutions, sur deux supports différents.

Pour les plus engagé·es, La Vie a préparé une page manifeste où elle fait de la pédagogie. C'est une ressource pour répondre à tes collègues à la pause midi ou à ton repas de dimanche en famille.

Elle appuie ses propos sur la raison, avec :

  • une preuve scientifique qui réaffirme l'importance de questionner son alimentation.
  • la mise en lumière de l'incohérence de ses détracteurs : "tout le monde utilise ces expressions"
  • le rappel que les entreprises n'ont pas le droit d'interdire l'évolution de la société et son langage

Mais comme tu le sais, Reader, le meilleur moyen de convaincre quelqu'un, c'est avec les émotions.

Et c'est là qu'intervient la campagne fun de La Vie, facile à partager et qui parle au plus grand nombre.

La boîte s'associe au Gorafi, un journal d'information parodique, pour montrer l'absurdité de la démarche législative.

Le Gorafi et La Vie reprennent les codes d'un UGC Que Choisir pour montrer l'ineptie de la situation.

Le naming, une vraie prise de tête. Alors, que la solution est... simple ??

Ils ont réussi à te faire décrocher un sourire, souffler de rire du nez ou lever le sourcil ? Pari gagné !

J'avoue tout. La Vie, je vous adore (vous faites les meilleurs lardons), mais, j'ai une préférence pour les réponses d'Happyvore et d'Accro.

On reste toujours dans le ton de l'humour et leurs campagnes de pubs sont bien + impactantes auprès du grand public.

Le point commun entre toutes ces campagnes de communication (à part l'humour) ?

Aucune agressivité dans les messages.

Parce que combattre un ennemi, ça ne veut pas dire insulter tout le monde à tout va. Ça veut surtout dire rallier des gens à sa cause.

Trouve l'ennemi de ton business

Bien sûr, tout ton marketing ne va pas tourner autour de cet ennemi. Je veux dire, tu peux pas baser toute ta communication sur le fait de dénigrer ou contrer toutes les prises de paroles de quelqu'un.

Au bout d'un moment, il faut proposer des solutions constructives issues de ta tête bien faite.

Pour autant, par touches, tu peux rappeler à ta cible que vous êtes dans le même camp. Histoire de partager des valeurs communes et donner envie de bosser avec toi, quoi.

Alors, c'est qui l'ennemi de ton business (et donc de ta cible, tu as suivi) ?

Et si tu galères, cadeau : 3 questions pour l'identifier.

➔ Quelle est LA pratique que tu exècres dans ton domaine d'activité ?

➔ Quel est le mythe/mensonge qui empêche le plus ta cible d'atteindre ces objectifs (en rapport avec ton boulot, hein) ?

➔ Quel serait le pire retour qu'on pourrait faire sur ton business ? Celui qui te ferait dire : "ah oui, non, mais c'est pas du tout ça le message que je voulais transmettre".

Quand tu as ta réponse, réponds à ce mail : ça m'intéresse !

2 mois de pause et... la suite ?

Je t'ai promis de faire le point sur mon absence dans ta boîte mail Reader alors c'est parti.

La raison de cette pause est simple : la naïveté.

J’ai cru pouvoir concilier le boulot pour mes chouettes clientes (coeur sur vous et merci pour votre confiance), mes (nombreux) rendez-vous médicaux hebdomadaires aussi bien pour ma santé physique que mentale ET ma communication.

Le bilan est positif quand même pour ce premier trimestre : je suis en vie, mes clientes sont heureuses, je prends ça comme un win.

Par contre, j'ai laissé Instagram et la newsletter sur le banc de touche. Heureusement, avril marque le retour d'un rythme "normal" et j'en suis si heureuse ! Ca m'a manqué d'écrire ces newsletters.

Alors, pour la suite ?
On continue sur un rythme de 2 newsletters par mois, les 2e et 4e jeudi du mois, pour privilégier la qualité à la quantité, toujours.

Côté taf, je suis si heureuse de la diversité des missions de ce début d'année : création de concepts de newsletter, écriture et réécriture de sites web, conception-rédaction de séquences mails... C'est la joie dans mon coeur. 🥰

D'ailleurs, avril est quasiment complet. Si tu veux qu'on bosse ensemble avant l'été sur ton site, ta newsletter ou tes séquences mail efficaces et plein de peps, parle-moi vite de ton projet par ici.

En attendant, on se retrouve le 11 avril.

Tu as pensé quoi de la newsletter du jour Reader ?

Anaïs · Tu vois c'que j'veux dire
La copywriter bold, enthousiaste et stratégique qui...

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